Situation

Souraïde est une commune française située dans le département des Pyrénées Atlantiques (64), en région Nouvelle Aquitaine.

La commune fait partie de la province basque du Labourd. Elle est située à 15 km de la frontière franco-espagnole. Elle s’est développée au pied du mont Ereby.

Patrimoine

La mairie de Souraïde est installée dans une maison datant du XVIème siècle, ancien prieuré, puis presbytère jusqu’en 1905 avant d’accueillir la mairie.

L’origine de l’église Saint-Jacques-le-Majeur remonte au XIIème siècle.

La commune se trouve sur la voie du Baztan, voie de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui traverse les Pyrénées le plus à l’ouest et par le col le plus bas (col de Belate, 847m).

Histoire

La loi du 4 mars 1790, qui détermina un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décida de la naissance du département des Basses Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et Bidache et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts furent créés : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz. Le siège d’Ustaritz fut transféré à Bayonne. Son Directoire incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l’esprit de la Révolution. Ainsi Souraïde s’appela Mendialde.

En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de 47 jeunes gens d’Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II ou 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants d’Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées comme les autres communes proches de la frontière espagnole, « communes infâmes ».

Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, notamment dans le district d’Ustaritz. En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse, jusque dans les départements du Lot, Lot-et-Garonne, le Gers, les Hautes-Pyrénées.

Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d’arrêtés pris le 29/09/1974. La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n’avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage.